Moments forts du conseil communal du 25 août 2026
En fait, lors de cette soirée d’été agréable, le mot “fort” n’est pas vraiment de mise, comme l’ont constaté les rares mais fidèles membres du public.
Cela commence sereinement, avec une explication des services sur la procédure et le contrôle des travaux de dissociation pour les habitants lors de l’adaptation du réseau d’égouttage avec séparation des eaux pluviales et des eaux usées. On confirme, également par la voix du bourgmestre, que certains frais ne sont pas des amendes mais des frais administratifs, et qu’en cas de raccordement tardif par des particuliers, une politique de tolérance est appliquée. En d’autres termes, si quelqu’un peut démontrer qu’il ne trouve pas d’entrepreneur pour effectuer le raccordement, il ne sera naturellement pas sanctionné.
On continue avec l’approbation du nouveau code de déontologie des conseillers communaux et de la composition de la commission de déontologie. Le fait que cela se déroule sans problème est notamment dû au travail compétent de l’administration, qui joue également ici un rôle de secrétariat.
La procédure qui sera suivie pour la vente d’un certain nombre de bâtiments par la commune pose davantage de problèmes. Pour la majorité, Kraainem possède désormais plus de biens immobiliers qu’il n’est raisonnable pour une petite commune, surtout maintenant que tous les coûts augmentent (police, pompiers, pensions, etc.). La vente se fera de gré à gré après une consultation suffisante du marché. Il s’agit finalement de donner le dernier mot au collège. Un amendement du conseiller Forton (Kraainem-Unie) va dans ce sens. Chez Défi-MR et Pro Kraainem, cette vente est toutefois taboue et l’on recommence toute la discussion sur la question de principe : vendre ou non. La présidente (Siska Hallemeesch – Kraainem-Unie) interrompt à plusieurs reprises les intervenants de l’opposition pour leur rappeler qu’il s’agit ici d’un règlement et non d’une discussion qui a déjà été clôturée l’année dernière avec l’approbation du Plan pluriannuel. Certains membres protestent qu’on leur retire leur droit démocratique à la parole. La présidente explique que sa tâche est de maintenir la discussion sur le point de l’ordre du jour, à savoir le règlement de vente. Après une insulte personnelle d’un conseiller MR à l’adresse de la majorité, elle clôt la discussion. Résultat du vote : 12 pour, 11 contre.
Luc Hermans, un habitant de Kraainem, a été promu par le Roi au titre de lauréat du travail dans le commerce de détail de la chaussure et l’industrie du cuir. Il a reçu à cet effet un diplôme des mains du bourgmestre sous une ovation debout du conseil et du public.
Un certain nombre de points administratifs sont traités : règlement en cas de négligence des bâtiments, règlements pour les écoles, rapports des intercommunales, etc. Il est également décidé que les arbres de l’avenue des Mimosas seront bel et bien taillés.
Entre-temps, un conseiller de Kraainem-Unie a dû quitter la réunion pour des raisons familiales urgentes. À partir de ce moment, il n’y a plus de majorité au conseil, ce qui signifie que l’opposition peut bloquer des décisions, et elle en fait un usage enthousiaste.
Ainsi, la candidature des deux échevines proposées pour représenter la commune à la communauté scolaire Khamsa (dont fait partie l’école GBS De Klimboom) est bloquée par l’opposition. Il s’agit d’un partenariat entre des écoles de la région afin de gérer les coûts et le personnel aussi efficacement que possible. Le fait que les deux échevines proposées (dont l’échevine responsable des infrastructures scolaires et de l’enseignement néerlandophone) soient membres de Kraainem-Unie n’y est pas étranger.
La participation de Kraainem à l’Action de solidarité du Père Karel pour Tchernihiv (Ukraine) échoue également de cette manière. Cette action implique également AWV, Interza, les pompiers et d’autres, afin de collecter toutes sortes de produits de première nécessité pour la population locale, alors que l’hiver est à nos portes et que les bombardements russes se poursuivent. Mais l’opposition voit toutes sortes de problèmes techniques, et estime que tout doit encore être mûrement réfléchi. La population de Tchernihiv ne sera donc pas soutenue à temps, du moins pas par la commune de Kraainem.
Le conseil communal a, le 22 avril dernier, après consultation de l’Agentschap Binnenlands Bestuur, posé par lettre la question à la Ministre Crevits de la possibilité d’une fusion entre communes à facilités, dans notre cas éventuellement avec Wezembeek-Oppem. L’opposition y était farouchement opposée ; les fusions dans la périphérie signifient finalement moins de bourgmestres francophones. On a également reproché à Kraainem-Unie de ne pas avoir formellement consulté Wezembeek-Oppem. Le bourgmestre avait alors expliqué qu’il s’agissait purement et simplement d’une demande d’information sur la possibilité d’éventuelles fusions. Les discussions avec d’autres communes sont une perte de temps si la réponse à cette question devait être négative. Et la réponse de la ministre est effectivement négative. En outre, elle précise que pour elle, les facilités doivent être supprimées.
L’opposition sort maintenant toute l’artillerie communautaire : Kraainem-Unie serait responsable d’une nouvelle attaque de la Flandre contre les facilités, dit-on. La majorité ne protégerait pas les facilités, etc. Le bourgmestre explique que la position politique de Mme Crevits est connue et qu’elle l’était déjà au moment de l’envoi de la lettre. On a demandé des explications juridiques sur les possibilités, rien de plus. Mais chez MR-Défi, l’esprit communautaire refait surface ; plusieurs intervenants répètent que la majorité est responsable d’une nouvelle campagne contre les facilités. Le conseiller Edwards (Kraainem-Unie) répond que cela ne correspond pas à l’historique des positions politiques en la matière, et que la Ministre Crevits, en tant que ministre CD&V, n’a de plus pas attendu une lettre de Kraainem pour déterminer sa position à ce sujet.
La récupération politique de ce dossier par les partis d’opposition (selon Edwards) est toutefois désormais inéluctable ; même la réponse proposée par le conseil communal à la lettre est bloquée, au motif qu’elle ne défendrait pas suffisamment les facilités linguistiques. Et ce, malgré les nombreux passages qui prouvent le contraire.
Kraainem-Unie renvoie à la dernière phrase de la lettre proposée : « Le maintien de la paix communautaire, le respect des droits linguistiques de tous les habitants et la préservation de l’équilibre délicat qui existe aujourd’hui restent pour nous une priorité absolue. »
Apparemment, ce n’est pas le cas pour l’opposition.
Prochain conseil communal le 22 septembre.
