Moments forts du conseil communal du 21 avril 2026

La réunion commence par la demande d’un citoyen d’être entendu. Monsieur De Veirman a des questions et des critiques concernant certaines situations dans sa rue et la manière dont l’administration les gère. Il recevra une réponse des autorités compétentes au plus tard dans deux mois.

Des représentants de Woontrots – l’organisme qui construit et gère des logements sociaux à Kraainem – prennent ensuite la parole pour répondre aux questions que les conseillers communaux ont pu soumettre par écrit à l’avance. Une solution aux nuisances causées par les déchets sauvages autour de certaines habitations – et aux problèmes de nuisibles qui en découlent – est en vue et est expliquée. Ce qui n’aide pas, c’est le comportement de certains habitants (qui, par exemple, jettent des déchets depuis leur balcon). Le conseil doit surtout se prononcer sur le transfert de terrains communaux pour la (re)construction de logements sociaux dans la rue Amédée Bracke. Pourquoi ne pas opter pour une solution de bail emphytéotique ? Parce qu’à terme, cela entraînerait des structures de propriété peu claires à l’expiration du bail, les limites de propriété ne correspondant pas précisément à l’implantation des bâtiments. L’échevine Constant (Kraainem-Unie) explique que cela permettra de construire davantage de logements et de meilleure qualité, avec plus d’espaces verts dans le quartier, ce qui constitue un avantage pour tous les habitants. La décision est adoptée par la majorité contre l’opposition — qui, par ailleurs, vote depuis des années systématiquement contre toute extension de l’offre de logements sociaux à Kraainem.

La Flandre a adopté un décret relatif à l’accueil et aux activités extrascolaires (BOA). Les communes sont tenues d’en assurer la coordination. Le conseil prend donc un certain nombre de décisions sur la manière de mettre cela en place concrètement : partenariats locaux, règlement d’ordre intérieur, etc. Plusieurs conseillers de Kraainem-Unie émettent des réserves sur la manière dont cela est abordé (le cadre proposé est, selon eux, trop large et peu opérationnel). Ils s’abstiennent lors du vote.

Le conseil doit ensuite se pencher sur le régime linguistique dans le transport ambulancier : une urgence est une urgence, et si l’hôpital bruxellois le plus proche (c’est-à-dire majoritairement francophone) constitue la meilleure option médicale pour un patient néerlandophone, seule la considération médicale sera déterminante. Toutefois, cela peut avoir des conséquences pour des patients qui ne maîtrisent pas suffisamment le français. Il existe à cet effet une règle introduite par la ministre régionale permettant à un patient de demander un détour de maximum 12 minutes par rapport au trajet le plus court, si cela permet d’être conduit vers un hôpital où sa langue est parlée. Cependant, le Conseil d’État a récemment décidé que cette mesure n’avait jamais été formellement fixée dans un arrêté ministériel et est donc invalide. Le conseil communal décide dès lors de demander formellement au ministre de la Santé publique d’ancrer et de faire respecter les sensibilités linguistiques dans l’aide médicale urgente via la procédure fédérale adéquate. Comme prévu, la plupart des membres de l’opposition votent contre.

Chaque année, les services présentent le rapport financier de l’année précédente. Il s’agit d’un document établi en toute indépendance par le directeur financier. Il ne peut toutefois pas être examiné au cours de ce conseil communal, car il a été rejeté au préalable, de manière surprenante, par l’opposition au conseil du CPAS. Cela est très inhabituel (il s’agit d’un rapport comptable), mais la tentation était trop grande pour l’opposition, étant donné que Kraainem-Unie n’était pas en majorité en raison de l’absence de l’un de ses membres. Il semble ne pas être compris par les membres du MR-Défi et les « indépendants » que cette décision met non pas la majorité, mais un fonctionnaire public dans une position délicate.

Un certain nombre d’autres points administratifs sont abordés (voir ordre du jour).

La lettre adressée à la ministre Crevits, visant à demander si une éventuelle fusion entre les deux communes à facilités, Kraainem et Wezembeek-Oppem, serait juridiquement possible, n’a pas été adoptée par le collège et doit donc être approuvée par le conseil communal. Cela se fait à la majorité contre l’opposition. Le débat à ce sujet est totalement bloqué : l’opposition estime qu’il faut d’abord discuter avec Wezembeek-Oppem pour vérifier s’il existe un intérêt pour une telle fusion. Kraainem-Unie considère qu’une telle discussion est une perte de temps s’il s’avère qu’une fusion de ce type n’est pas possible. Par ailleurs, ce n’est un secret pour personne que les partis communautaires influencés par Bruxelles dans la périphérie ne souhaitent pas de fusions entre communes à facilités, car cela conduirait à une diminution du nombre de bourgmestres francophones.

Prochain conseil communal le 19 mai 2026.