Moments forts du conseil communal du 20 janvier 2026

Avant l’ouverture de la séance, le chef de corps Beke de la zone de police WOKRA s’adresse au conseil et au public. Il mentionne qu’à Kraainem, le nombre de cambriolages a sensiblement diminué l’an dernier et donne quelques conseils pratiques pour améliorer la sécurité personnelle.

Ensuite, le président Hallemeesch (Kraainem-Unie) demande d’observer une minute de silence à la mémoire de Pol Willemart, qui a été bourgmestre de Kraainem de 2000 à 2004, et qui est décédé le 17 janvier 2026.
À la demande du conseiller Joris, une minute de silence est également observée en mémoire des victimes de l’incendie de Crans-Montana et de la catastrophe ferroviaire en Espagne.

Après plusieurs points administratifs, le conseil examine le nouveau règlement d’ordre intérieur du conseil communal. Celui-ci a été préparé lors d’une réunion précédente de la Commission dite « des matières administratives », conjointement par la majorité et l’opposition. Il apparaît à présent que Défi-MR s’oppose résolument à l’usage linguistique dans les pétitions introduites par les citoyens. Ceux-ci peuvent, s’ils le souhaitent, s’adresser au conseil en français, mais ne peuvent pas entrer en débat avec les conseillers et ne peuvent donc pas recevoir de réponse orale en français. La réponse à la pétition sera donnée par écrit. La présidente explique que tout cela est déterminé par la législation régionale et qu’elle ne peut s’y opposer. Défi, en particulier, bat brièvement le tambour communautaire. Le conseiller Edwards (Kraainem-Unie), président de la Commission des matières administratives, fait remarquer que si l’on n’aborde pas certains sujets en commission parce que l’on préfère attendre un conseil communal avec davantage de public, alors les commissions n’ont qu’une utilité limitée.

Vient ensuite une prise de connaissance concernant la création d’un organe « Concertation trafic » (Verkeersoverleg), qui remplacera les concertations informelles entre services, mandataires et police sur les problèmes de circulation et de mobilité par une structure plus formelle. L’objectif est de rendre la politique et les décisions dans ce domaine plus transparentes pour les habitants et pour le conseil communal. Un procès-verbal officiel sera établi à l’issue de chaque réunion, rédigé par l’employé communal chargé de la mobilité. Mais pour certains conseillers, cela ne va pas encore assez loin. Ainsi, certains membres de l’opposition estiment que tout devrait être public (non, répond le bourgmestre, car il s’agit ici de citoyens individuels qui ont droit au respect de leur vie privée). L’échevine De Foestraets (MR) rejette également la proposition parce qu’elle n’est pas membre de la « Concertation trafic ». Le bourgmestre explique que la circulation ne relève pas de ses compétences, mais il ne trouve aucune indulgence à ses yeux. L’opposition continue à s’opposer tout en ne proposant aucune alternative. Le conseil communal prend donc acte et la Concertation trafic existe désormais formellement.

Ensuite, le conseiller Forton (Kraainem-Unie) donne des explications sur un point qui retire un règlement relatif à la taxe sur les logements occupés par des non-résidents, lequel faisait partie du Plan pluriannuel 2026-2031. Selon lui, ce règlement ne tient pas suffisamment compte des situations de force majeure et d’autres exceptions légitimes. Le directeur général aurait également admis qu’il comporte plusieurs imprécisions. Le point est soumis au vote. Un détail piquant est que l’opposition vote contre le retrait du règlement alors qu’elle a voté en décembre contre le Plan pluriannuel (PP) dont ce règlement fait partie (!). Le règlement est néanmoins retiré du PP dans sa forme actuelle.

Le conseil aborde ensuite la question de savoir s’il convient ou non d’introduire un recours contre les plans de la Région concernant les travaux qui seront réalisés dans la commune pour l’aménagement de la nouvelle « piste cyclable du Ring ». Il s’agit notamment de la chaussée de Malines et de l’avenue du Cimetière. Certains habitants en ressentiront l’impact. Il y avait donc assez bien de public dans la salle, clairement encouragé par Défi-MR. Le bourgmestre et l’échevine de la mobilité et des travaux publics (Vinciane Cardinael – Kraainem-Unie) tentent d’expliquer qu’un recours antérieur, en 2025, a conduit la Région à revoir ses plans. L’administration déconseille un recours en appel, car la nouvelle version du projet offre trop peu de motifs formels ou objectifs. Poursuivre la procédure serait donc un gaspillage d’argent et de temps. L’opposition n’est pas de cet avis : « on peut toujours essayer » ou « cela permet encore de gagner un peu de temps ». L’opposition de Linkebeek, qui a bloqué pendant des années le projet RER, est présentée comme un exemple éclatant. Sauf qu’il s’agit ici d’une piste cyclable et non d’une ligne ferroviaire. Pour la chaussée de Malines, il est également question de nouvelles canalisations, dont le remplacement est urgent. Un report, explique le bourgmestre, signifierait aussi que plusieurs grands travaux d’infrastructure dans et autour de la commune auraient lieu simultanément, au détriment du confort de tous les citoyens. Le débat prend une tournure agitée lorsque Kraainem-Unie reproche à l’opposition de donner de faux espoirs aux citoyens concernés (dont certains étaient apparemment présents), en leur faisant croire qu’un recours constituerait une solution pour eux. Finalement, le conseil décide de ne pas introduire de recours en appel contre ce projet.

Prochain conseil communal : le 24 février 2026.